

Si il y a foule, il y a aussi beaucoup de reporters. Un journal largement illustré
titrait avec photos à l'appui:
Elles pleurent(ce qui était vrai).....Leurs bérets rouges quittent le Katanga.Par contre, on peut toujours se demander si on voulait frapper l'imagination avec le terme "para"
, si le reporter savait distinguer le béret noir avec celui "lie de vin" (nous n'avions quand même pas changé de béret), ou tout simplement si le reportage a été fait au coin d'un bar.
Dans un documentaire télévisé, le reporter disait: "Ceci marque sans doute la fin d'une présence militaire...."C'était le sentiment des européens présents chez qui le sentiment d'insécurité allait reprendre le dessus.
Samedi 14 août:Cérémonies à Elisabethville.
La presse locale et européenne a longuement relaté cet évènement également.Il y a les plus hautes instances militaires et diplomatiques.

Le 1MDL Schellens et les Greyhound.

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Le Général Gheysen et le Colonel
Champion place de la Poste
Ici aussi, il y eu des écrits fantaisistes. (Voir document joint)
Lundi 15 août:Départ vers Kamina
L'aéroport est de nouveau envahi, de nombreux spectateurs sur les lieux et de nombreux applaudissements.



Ci-dessus, le 1er Peloton du Slt Le Grelle et ci-contre le Slt Trokay et le Capt Baudot
Embarquement
Nous quittons donc le Katanga sans espoir de retour. Quelques uns resteront malgré tout pour encadrer la gendarmerie katangaise. Des volontaires avaient été
demandés,
et une grosse majorité s'était portée sur les listes. Un choix sélectif fut fait en fonction soit du grade(capacité de commander) ou de la
spécialité (opérateur radio, chauffeur blindé..). Beaucoup furent déçus de devoir rentrer.

Ci-dessus, le 2e Pl du 1MDL Schellens André avec notre fanion avant le départ.

Des instructeurs nous donnèrent les explications pour le maniement et le port des parachutes. Ce port avait été rendu obligatoire depuis le crash meurtrier cité plus avant. Comme il n'y pas pas de système avec déclenchement automatique, il fallait bien songer à tirer une poignée. Heureusement, on n'eu pas à employer le matériel car après être passé de tankiste à fantassin, on serait passé para et là les journalistes auraient eu raison dans leurs articles.

Un groupe prêt au départ avec notre reporter de
N'Zilo, Van de Putte
C'est le départ pour Kamina